La rando démarre sur les chapeaux de rocs dans l'arrière jardin de Piau Engaly. Les pieds slaloment entre cette caillasse sur la trace des cailloux « cairn » au milieu d’une masse de cailloux « non-cairn ».
Les nuages sont fébriles ce matin. Ils laissent entrevoir seulement quelques secondes le cirque de la vallée de Badet. Le regard passe de bas en haut pour ne pas manquer les fragments de paysage et la pierre d’achoppement.
Voici 50% de l'effectif. Deux encadrants, une encadrante des encadrants, et une encadrée….Il n’y a pas une once de chance de m’échapper de leur vigilance.
Pas d’échappatoire non plus pour ce panneau, qui n’a jamais fait ce qu’il conseille sans arrêt aux passants : visiter les lieux indiqués.
Et puis, une Fata Morgana, le Col de Campbieil, et à gauche la montée vers le soum.
Au Port de Campbieil 2596m
Le Port de Campbieil (côté ouest) sous le regard du Pic de Piau.
Le jeu d’enfant était une vision trompeuse surtout dans le brouillard où l’assaut final se déplace à chaque palier atteint.
J’ai juste perdu ma belle coiffure.
Les crêtes bordant la vallée d’Aguila avec le Pic de la Géla et le Pic de Gerbats.

Les crêtes bordant la vallée d’Aguila avec le Pic de la Géla et le Pic de Gerbats.
Côté nord, le Lenquo de Capo est coincé entre le Col et le Pic de Lentille. (le Pic de Campbieil se cache derrière ce dernier). Il n’y a plus d’intérêt de faire son ascension.


Puisque la vue nous est privée, nos pas sont accompagnés par les bruits de la faune : sifflement des marmottes, beuglement des moutons, cloches des vaches, et autres bruits intrigants mais non identifiés.
Les vaches réservent déjà leur place en attendant l’ouverture des pistes de ski.
Au bord de la piste, les jeunes marmottes jouent en toute confiance devant nos caméras.
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